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Histoire

AMERIQUE LATINE > GUATEMALA


Bien avant la création de l’État guatémaltèque, le territoire était peuplé essentiellement par les Mayas. Leur culture trouve ses racines à la période préclassique (2000 ans avant J-C à 250 ans après J-C), mais son réel épanouissement se situe un peu plus tard, lors de la période classique. Le territoire maya dépassait largement les frontières actuelles du Guatemala et s’étendait du Mexique jusqu’au début du Honduras et du El Salvador en passant par le Belize. Il s’agit d’une civilisation très riche en art, en architecture, en céramique, en écriture et en science. D’importants vestiges de cette époque florissante demeurent (notamment Tikal et Uaxactun).
L’incroyable évolution du peuple maya rencontre cependant un obstacle : la colonisation. En 1524, Pedro de Alvarado, envoyé par Cortès, vient conquérir le royaume quiché. La période coloniale aura un terrible impact sur le monde maya. L’apparition des haciendas coïncide avec une période de domination et d’exploitation des peuples autochtones.

Le Guatemala s'émancipa de l'autorité espagnole en 1821, faisant alors partie du Mexique. Très vite, il se sépara du Mexique pour former avec d'autres régions les Provinces unies d'Amérique centrale. Une guerre éclata en 1838 et s'acheva en 1840, à travers laquelle le Guatemala acquit son territoire actuel.

Durant près d'un siècle, nombre de dictateurs se succèdent et assurent l'intégrité incontestée du monopole états-unien sur le pays, via la United Fruit Company. En 1945, Juan José Arévalo, le président nouvellement élu, instaure une nouvelle ère d'investissements sociaux, ainsi que d'un code de travail et du droit de grève. Jacobo Arbenz, son successeur, fait adopter le Décret 900, ou la loi de la réforme agraire. Celle-ci, qui oblige entre autres la United Fruit Company à céder une partie importante de ses terres en friche (donc inutilisées), a un effet foudroyant aux États-Unis. La Central Intelligence Agency (CIA), poussée par le lobbyisme de la United Fruit Company et par le gouvernement des États-Unis, déclare l'état guatémaltèque ennemi communiste. Le futur dictateur, Carlos Castillo Armas fomente un coup d'état de concert avec la CIA et fait tomber le gouvernement Arbenz.

Durant les années suivantes, la résistance paysanne tentera tant bien que mal de s'organiser. Dans les années 1960, un mouvement de guérilla parviendra à s'organiser, regroupant idéologues de gauche, plusieurs officiers rebelles ainsi que de nombreux paysans.
Le coup d'état du Général Efraín Ríos Montt annonce le moment le plus sombre de l'histoire guatémaltèque. Ce dernier met en place, peu de temps après son entrée au pouvoir, les Patrouilles d'autodéfense civiles (PAC), miliciens recrutés de force par l'armée et ayant comme objectif d'éradiquer la guérilla. Le général met en action sa politique de la "terre brûlée": ainsi, 440 villages seront complètement rasés, près de 200 000 mayas seront massacrés ou encore jetés par hélicoptère dans l'océan pacifique. 40 000 réfugiés fuient vers le Mexique. La guérilla réagit en mettant en fondant un mouvement armé, l'UNRG (Union nationale révolutionnaire guatémaltèque). Le conflit prend alors des allures de guerre civile.

En 1986, les pressions paysannes ont raison des régimes dictatoriaux: l'élection du président Vinicio Cerezo remet le pouvoir aux mains des citoyens. Son sucesseur, Jorge Serrano, fomente un nouveau coup d'état mais est finalement destitué peu de temps après. L'état passe alors sous mandat de l'ONU, en 1994.

Le 29 décembre 1996, un accord historique est signé avec la guérilla et le conflit prend fin. Alvaro Arzu devint président en 1996. Des élections démocratiques sont organisées en 1999. Le mandat présidentiel d'Alfonso Antonio Portillo Cabreras débuta le 14 janvier 2000. Óscar Rafael Berger Perdomo, l'actuel président accède au pouvoir dès 2003, à la tête d'un parti pro-états-unien.



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